FRENCH – Ice Black Birds

Un premier single pour Ice Black Birds qui a du punch. Une basse entêtante, un son lancinant et un clip rappelant Mondrian. L’indie rock auquel Sam Denniston nous avait habitués avec The Matadors, groupe d’amis de boarding school qui tournait sur les circuits londoniens a bien évolué. Oui, il a grandi. Il a pris quelques années et un sacré bagage musical à Brighton. L’air de la mer lui a fait du bien et l’a fait rencontrer Georges, Harry et Pete avec qui il a créé un son moins sautillant et plus mature. Toujours ancré dans ses racines, Sam et le groupe ont fait le trajet en voiture de la Secret Garden Party à un petit festival dont personne n’a entendu parler, Farm Fest, l’été dernier. Jouer pour son ex batteur, Alex Tobey, vieux copain des années lycée et Matadors dont la maison familiale est à 20 minutes à peine. Là, loin des célébrités et dans la boue, on se souvient pourquoi The Matadors était fascinant. Le son est bon, la performance énergisante, et bien que parfois un peu énervant avec son côté Mick Jagger gesticulant sur scène, Sam Denniston, face à un champ de boue et de paille nous donne ses tripes en guise de dîner.

Ears to the ground, c’est trois morceaux en un. Trois changements de rythme, emmenés par un batteur barbu qui, au grand désespoir des fans de sexe féminin ne retirera pas son t-shirt comme Alex Tobey avait l’habitude de le faire, mais qui prouve sa virilité par une aggression répétitive de ses cymbales. On retrouve la voix à la limite du parlé et parfois du musicalement juste de Sam, la basse omniprésente et le son si moderne dans sa réminiscence des années d’or du rock anglais. Pour les fans de Denniston depuis Matadors, on y retrouve aussi son obsession des parties vocales crachées à la face du monde et les solos de ses guitaristes de génie, à l’époque, Ed Chisholm, aujourd’hui, un Georges Grinling au bandeau hippie indénouable.

Un groupe d’humains, comme ils se définissent, Ice Black Birds est aussi un groupe de copains qui fait de la musique que l’on a envie d’écouter encore et encore. Quatre garçons dans le vent qui, loin d’être balayés, semble pouvoir s’accrocher et durer. Nous n’avons pas fini d’entendre parler de ces drôles d’oiseaux.

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